Location:OA: HUGO PRATT Title: PRATT, HUGO Mù Strip 252 Artist:Hugo Pratt (All)
Media Type: Pen and Ink Art Type: Interior Page For Sale Status: NFS Views: 1062 Likes on CAF:56 Comments:7 Added to Site: 4/28/2019
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Description
Corto Maltesen art from "Mù" (1988), the last story of the character. Size: 33x15 cm
Original published sequence of panels by one of the world's great comic art masters: Hugo Pratt! From the last published work, this panel was created just before Hugo passed. A strip from the last Corto Maltese story, in Pratt´s late, sketchy style. In the two last Corto stories, his assistants Guido Fuga and Lele Vianello drew most of the backgrounds, but Pratt drew the people himself.
« Mû » est la 29ème et dernière histoire complète publiée de la saga de Corto Maltese, quintessence de l’œuvre d’Hugo Pratt. Par la suite, d’autre histoires ont été ébauchées : la suite de la jeunesse, Corto et le grand Turc, le superbe « j’avais un rendez-vous », histoire en couleur directe dans les mers du Sud, mais elles n’ont jamais été terminées*. Avec « Mû » et la recherche de l’Atlantide, Hugo Pratt boucle son œuvre autour de Corto. Si l’on met de côté « La balade de la mer salée », 1ère histoire dans laquelle apparait Corto mais qui ne devait pas avoir de suite, le premier réel épisode de la saga Corto Maltese est « le Secret de Tristan Bantam », publié dans Pif en mars 1970 : Corto y rencontre Steiner, Mû est en toile de fond,
Décembre 1988 : publication de la première partie de Mû dans le magazine Corto en Italie. Contrairement aux années 1970 et à ce qu’en a dit Pratt lui-même, il ne renoue pas avec la simple et « vraie » aventure. « Mû » a pu décevoir certains lecteurs ou aficionados de Corto Maltese, mais je suis totalement d’accord avec Dominique Petitfaux sur le sujet, « Mû » est l’équivalent des « Bijoux de la Castafiore » pour Tintin (sauf que Pratt ne fera pas de « Tintin et les Picaros »). L’œuvre a évoluée, son auteur aussi et l’aventure est plus symbolique, initiatique que réelle. Elle est également, comme le dit Dominique Petitfaux, plus ironique qu’onirique. Graphiquement, Hugo Pratt, n’a plus rien à démontrer mais il continue à chercher : l’épure, le trait minimaliste capable de transmettre l’émotion et de servir au mieux l’histoire. Pour moi, cette recherche graphique verra son aboutissement à travers les portfolios pop-art, en particulier Tango et Flamenco, plus encore qu’à travers ses dernières bandes dessinées.